Les douleurs neuropathiques sont en rapport avec une lésion du système nerveux. La douleur spontanée peut être continue à type de brûlure ou paroxystique comme des décharges. La douleur provoquée est à type d’allodynie ou d’hyperalgésie, soit mécanique ou thermique.
Le questionnaire DN4 permet de l’évaluer : il est fait de 10 items dont les 7 premiers sont remplis par le patient et les 3 derniers par l’examen clinique. Quatre réponses positives/10 identifient 86% des patients.
Une étude de prévalence a été faite à partir de 27 712 questionnaires. 37% des sujets souffrent tous les jours, 31% depuis plus de 3 mois, la douleur a les caractères d’une douleur neuropathique dans 6,9% des cas. Il y a 30% de douleur neuropathique pure (zona, diabète…), 70% de douleur mixte (sciatique, névralgie cervico-brachiale).
Dans les structures douleur, la prévalence de douleur neuropathique est de 30% et dans 34% le diagnostic est non fait. Il peut s’agir aussi de douleur post-opératoire ou de radiculopathie sur rachis opéré ou non.
Le traitement symptomatique doit être précoce, sur mesure, avec une approche plurimodale associant médicaments, gestion du retentissement fonctionnel et physiothérapie. On utilise les antidépresseurs tricycliques, la duoloxetine, la venlafaxine, le clonazepam ; et également la gabapentine, la pregabaline, les opioïdes légers comme le tramadol et le patch de lidocaïne. La titration du traitement est importante ainsi que les explications données au patient. On peut recourir à des associations thérapeutiques.
Anne Coutaux, Rachida Inaoui R, Pierre Bourgeois
53èmes Journées annuelles du centre Viggo Petersen et du Service de Rhumatologie de Bichat
Paris, 13-14 mars 2008

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