Frances M. Weaver, PhD; Kenneth Follett, MD, PhD; Matthew Stern, MD; Kwan Hur, PhD; Crystal Harris, PharmD; William J. Marks Jr, MD; Johannes Rothlind, PhD; Oren Sagher, MD; Domenic Reda, PhD; Claudia S. Moy, PhD; Rajesh Pahwa, MD; Kim Burchiel, MD; Penelope Hogarth, MD; Eugene C. Lai, MD, PhD; John E. Duda, MD; Kathryn Holloway, MD; Ali Samii, MD; Stacy Horn, DO; Jeff Bronstein, MD, PhD; Gatana Stoner, RN, CCRC; Jill Heemskerk, PhD; Grant D. Huang, PhD; for the CSP 468 Study Group
Essai contrôlé randomisé

JAMA. 2009;301(1):63-73. 
Chez des patients à un stade avancé de la maladie de Parkinson, la stimulation cérébrale profonde à 6 mois améliorerait davantage la motricité et la qualité de vie qu’ un traitement conventionnel, mais avec un risque plus élevé d’effets indésirables.

Une équipe américaine vient de comparer la stimulation cérébrale par électrodes à un traitement médical conventionnel dans un essai randomisé chez 255 patients. Frances Weaver et coll. ont ainsi montré qu’à 6 mois la stimulation cérébrale faisait gagner en moyenne 4,6 heures par jour de motricité normale sans dyskinésies, alors qu’il n’y a eu aucun bénéfice constaté dans le groupe traitement conventionnel. De la même façon, 71 % des sujets du groupe chirurgie (stimulation cérébrale) ont rapporté une amélioration clinique, versus 32 % dans le groupe traitement médical à 6 mois. La qualité de vie mesurée à l’aide de plusieurs scores est améliorée dans le groupe chirurgie.
En revanche, le risque d’effets secondaires est apparu 3,8 fois plus élevé dans le groupe stimulation cérébrale. Quand 10 % du groupe traitement conventionnel (n = 15) ont rapporté 19 effets indésirables graves, 40 % du groupe chirurgie (n = 49) en ont eu 82 (infections, troubles neurologiques et/ou psychiatriques, complications cardiaques…). L’accident le plus sévère était l’infection de la porte d’entrée chirurgicale. De plus, de légers déficits cognitifs sont apparus dans le groupe stimulation. Les auteurs soulignent que des études complémentaires sont nécessaires pour mieux évaluer les risques à court et à long termes de l’intervention chirurgicale.

 

Les enfants d’âge préscolaire peuvent-ils développer un syndrome post-traumatique (le fameux ”PTSD” de la nosographie américaine) ? Et dans l’affirmative, les critères du DSM-IV sont-ils assez pertinents pour en permettre le diagnostic ? Comme d’habitude, la validité du diagnostic est fonction de la pertinence des critères retenus : depuis que la confirmation d’un état de stress aigu doit comporter des symptômes d’ordre dissociatif, il est difficile de savoir si la diminution de sa fréquence correspond à une réalité (suggérant alors que les jeunes enfants auraient de meilleures capacités de résilience face à un événement traumatisant) ou, simplement, à une sous-évaluation.
Objet de controverse vers 1985, la réalité de cette pathologie post-traumatique n’est plus contestable, même chez le jeune enfant. Voire surtout chez le jeune enfant, dans la mesure où des études épidémiologiques (comme celle du britannique Richard Meiser-Stedman1 et coll.) ont confirmé que les séquelles post-traumatiques peuvent, après un événement très éprouvant, se révéler encore plus marquées que chez l’adulte. Un souvenir personnel va dans le même sens : évoquant un jour le feu d’artifice estival tiré bientôt en rade de Cannes, une mère libanaise m’explique qu’elle évite toujours les abords de la Croisette à cette occasion, car son fils a développé « une peur terrible » du bruit des pétards, depuis sa petite enfance où il sursautait à chaque déflagration, dans Beyrouth bombardé…
Dans le même esprit, l’auteur de cet article cite une étude australienne ne montrant, chez 808 écoliers âgés en moyenne de 8 ans, « aucune diminution des symptômes de stress post-traumatique 26 mois après une catastrophe naturelle (un feu de bush) ». Même constat chez des enfants rescapés du cyclone Andrew (1992) : 70 % d’entre eux conservaient encore, 21 mois plus tard, une symptomatologie « modérée à sévère » relevant d’un syndrome post-traumatique. Suspecter, à distance d’un traumatisme, ces séquelles psychopathologiques permettrait de mieux les reconnaître, en vue d’une meilleure prise en charge.
Scheeringa MS : Developmental considerations for diagnosing PTSD and acute stress disorder in preschool and school-age children. Am J Psychiatry 165-10 : 1237-1239.

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